Published by

Il y a 11 ans -

Temps de lecture 3 minutes

Le référentiel de services dans une architecture SOA

Dans une architecture orientée service, le référentiel ou catalogue de services appartient à une famille de composants destinés à ce que l’on appelle généralement la gouvernance. La gouvernance est une notion évanescente, dont la définition fait l’objet d’âpres débats, mais qui, quelle que soit celle que l’on retient, renvoie au besoin de se doter d’outils et de procédures susceptibles d’assurer le contrôle de la complexité de l’architecture et d’en mesurer la consistance.

Le référentiel de service est un incontournable pour maîtriser les services.

Traditionnellement, et de façon macroscopique, un référentiel de services dans une architecture distribuée comprend deux grandes catégories de fonctionnalités :

  • Les fonctions de registre qui visent à faciliter le fonctionnement de l’infrastructure de services :
    • Contrôle d’accès.
    • Correspondance entre les différents noms que peut porter chaque service dans les différents sous-systèmes.
    • Localisation et routage.
    • Transcodification et uniformisation des codes (y compris les codes erreurs).
  • Les fonctions d’annuaire qui visent à consolider la connaissance métier :
    • Etre la référence unique portant la connaissance des services de l’entreprise.
    • Porter la connaissance des formats d’échanges.
    • Distinguer les services qui nécessitent une réponse de ceux qui n’en attendent pas.
    • Identifier l’appartenance fonctionnelle de chaque flux.
    • Gérer les versions.

Les fonctions de registre sont destinées à l’exécution des services. Elles permettent aux consommateurs de services de localiser les fournisseurs (dans la version adéquate), d’identifier les modalités techniques de l’interaction, de valider les formats d’échange et de vérifier les politiques d’accès. Elles adressent aussi la dimension routage à savoir qu’à partir des informations de contexte, elles offrent la possibilité de déterminer le service cible, le mode d’accès (M.O.M., Web Services, …), les ressources associées (nom de la file MQ, URL d’accès, etc.).
Ces fonctions de registre s’appuient le plus souvent sur le standard UDDI v3, et un ensemble de standards complémentaires pour les différentes métadonnées et stratégies (WSDL 1.1, SOAP w/wo Attachement 1.1, OASIS Web Service Security, XACML 1.0, SAML 2.0).

Les fonctions d’annuaire, quant à elles, offrent une large palette de fonctionnalités destinées aux personnels impliqués dans la mise en œuvre de la SOA : modélisation et structuration du référentiel, accès à la documentation des services, recherche, gestion du cycle de vie (éventuellement avec des processus d’approbation), analyse d’impact, reporting, etc. Ces fonctionnalités sont proposées au travers d’interfaces graphiques plus ou moins sophistiquées et ergonomiques.
Ces fonctions ne font pas l’objet de standards, et sont en conséquence un facteur de différenciation fort entre les offres logicielles.

Le référentiel assure donc la cohérence entre les différentes nomenclatures des applications.
Dans son acception classique, le référentiel doit être et rester l’unique point de référencement des services. Il constitue un composant central de l’architecture, et nécessite à ce titre des procédures de gestion et d’administration adaptées.

Published by

Commentaire

1 réponses pour " Le référentiel de services dans une architecture SOA "

  1. Published by , Il y a 11 ans

    Bonjour,

    Tout à fait d’accord sur la conclusion. Mais l’industrie a-t-elle réellement adopté uddiv3 et la pile ws-* associée ? Les urbanistes éditent-ils réellement du xacml urbi et orbi ? Cette pile est-elle suffisante pour implémenter un vrai SLA (qui est quand même un objectif) ?

    Dans le même registre (jeu de mots facile), l’édition d’un wsdl est-elle devenue standard ?

    Et pour conclure cette série de questions, quels sont les outils d' »authoring » plébiscités par ceux qui mettent en oeuvre une SOA ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Nous recrutons

Être un Sapient, c'est faire partie d'un groupe de passionnés ; C'est l'opportunité de travailler et de partager avec des pairs parmi les plus talentueux.